lundi 28 septembre 2009
Les interrogations d'Hildemar
Savez-vous que le point d'interrogation date du neuvième siècle ? Inventé par le moine Hildemar, conseiller de Charlemagne, qui avait même proposé trois signes différents selon que la question est à double choix (oui ou non), fermée, ou à choix multiple.
il fut une époque, celle de la lecture à haute voix sur des rouleaux, où la ponctuation n'existait pas et où les mots étaient écrits les uns à la suite des autres, sans espace. C'est parallèlement à la lecture silencieuse que se sont développés les espaces et signes de ponctuation.
Toutes ces choses passionnantes se découvrent dans "Une histoire de la lecture" d'Alberto Manguel, dont j'avais déjà parlé il y a fort longtemps, et "l'art de la ponctuation" d'Olivier Houdar et Sylvie Prioul.
vendredi 25 septembre 2009
C'est le printemps !
Eh oui, le printemps de septembre à Toulouse.
lundi 21 septembre 2009
Eloge de l'âge
"Eloge de l'âge dans un monde jeune et bronzé" : c'était le titre d'un essai de Christian Combaz que j'avais lu bien avant d'être une ménagère de plus de cinquante ans.
Que voyez-vous aujourd'hui sur toutes les affiches de vos villes ? de délicieux bambins ne dépassant pas les 36 mois, affichant leur âge et leur prénom : Megane, Scenic et autre Clio, sur fond blanc, assorti de la mention colorée "babyboom".
Cette publicité n'est pas sans me rappeler "very important Pierrette" et "Caro cherche un truc" : toujours l'attendrissemnt devant de "vrais vraies gens"*. Quand les bébés personnifient une voiture, ça me hérisse le poil ! Mon fils, qui étudie, entre un grattage de pellicule et une séance de nu pixellisé, l'éthologie de la communication, m'explique que cette publicité est extrêmement bien faite et rit de ma naïveté. Notre marque de voiture nationale veut vanter la nouveauté de sa gamme et sa "jeunesse".
L'autre matin, covoiturant avec deux philosophes, je les interroge, sur le sens de ces images. La première idée qui vient à l'esprit de LA philosophe, est que ces enfants ont tous été conçus dans une Rena**t. Et là, Pavlov me renvoie au Lauréat, à Dustin Hoffman mort de rire à l'idée qu'Elaine ait été conçue dans une Ford -arrêtez moi si je me trompe de marque. Je n'y aurais pas pensé !
Les "vrais gens" se retrouvent dans une publicité des sous-vêtements et autres T-shirts "Frêle Esquif" trouvée dans un magazine, où Robert affiche gaillardement ses 888 mois et Chantal ses 241 mois "Frêle Esquif pour toujours"...
Tiens, cela m'a donné envie d'aller consulter l'article néoténie,dans Wikipédia, je vous en colle même un morceau ... Frêle esquif pour toujours ...
Le paradoxe de la "débilité" naturelle de l'humanité au regard de sa supériorité évolutive pourrait être expliqué par une hypothèse encore plus audacieuse: par son essence inachevée et naturellement indéterminée à la naissance, l'homme jouirait d'une supériorité sélective du fait de l'extraordinaire plasticité des adaptations culturelles au regard de la sélection naturelle. La technique et la culture se substituant à la programmation instinctuelle des autres animaux, créent la possibilité d'adaptations extrêmement plus rapides que celles permises par le processus darwinien de sélection naturelle, fondé sur la transmission des caractères génétiques. Cette disposition implique en contrepartie l'extrême vulnérabilité des petits humains, et leur longue dépendance vis-à-vis des sujets adultes, la socialisation constituant une étape nécessaire, longue et coûteuse en énergie, à la formation d'individus viables et autonomes. Konrad Lorenz dans Psychologie et phylogénèse évoque la néoténie humaine. Il la relie à sa curiosité et son ouverture au monde et sa déspécialisation. Elles en font un être curieux non spécialisé[2].
PS : (1) Toutes mes excuses à mon beau-frère pour la publicité du Monde, mais elle m'a beaucoup amusée ...
(2) Sans compter le fait que je trouve l'expression très laide, faut-il ou non un e à vrais gens ?
vendredi 18 septembre 2009
"du miel aux épices"
Dans un récent billet, je faisais référence à Nurcan Giz, peintre turque vivant à Paris, à propos de peinture, et autres, un tour en Turquie .
dimanche 13 septembre 2009
en série !
Je sors du cinéma, j'y ai vu le prophète, j'aurais préféré le voir moins longtemps même si j'ai reconnu des qualités au film, je n'avais pas envie d'hémoglobine. Avant la séance, pendant que je sirotais mon café, la caisse a été volée... (Tiens j'avais fait un chèque pour un carnet de tickets)
vendredi 11 septembre 2009
Le plombier, le banquier, le client polonais, sa femme, et le serrurier
Tout le monde connait la différence entre le Messie et un plombier (polonais ou non) : le plombier viendra ...peut-être.
Je suis donc sans eau chaude depuis trois jours, car lorsqu'on est locataire, il faut d'abord en référer aux instances supérieures qui envoient un ordre de mission, puis rappeler l'homme de l'art qui vous répond que si vous aviez téléphoné ce matin, au lieu de bidouiller sur les forces de Laplace et autres phénomènes électromagnétiques et d'imprimer des dizaines de pages du BO, il aurait pu passer entre midi et deux, maintenant il faudra attendre lundi.
Vraiment je m'en moque, j'ai l'habitude de me laver à l'ancienne et à l'eau froide.
Remplacer une carte bleue en revanche, cela va très vite. (J'ai retrouvé la carte égarée sous la boîte à outils, quelques heures après avoir fait opposition par téléphone). Cela m'a permis de changer de code, j'ai dû trouver un nouveau moyen mnémotechnique. L'ancien était Rimbaud-Kennedy (on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans, et on a été assassiné en soixante-trois), le nouveau est très simple aussi.
Pendant que j'attendais patiemment ma nouvelle carte derrière la ligne de confidentialité de la banque, je scrutais l'écran face à moi. On avait des choses à me dire, en rouge et noir. Ce On-là est omniprésent ! J'ai oublié les phrases, sauf ces bribes de mail simulé pour illustrer sans doute la proximité avec le banquier : "Je souhaiterais vous entretenir d'un projet que nous avons avec ma femme" (etc.) signé G. Koslowsky. Je vous renvoie aussitôt au délicieux répertoire des délicatesses du Français contemporain : ici il faudrait alors comprendre que le banquier et son client ont un projet commun avec la femme de ce dernier, une relation triangulaire en somme ! sinon, le client aurait écrit "que j'ai avec ma femme". Vous noterez l'allure présidentielle et un peu chimiste (je pense tout de suite à la règle de Klechkowski, on a les réflexes pavlovien que l'on mérite) du patronyme, je ne sais quel est le prénom supposé de l'épouse. Suivaient maints exemples des manières dont on pouvait aider Sylvie, Pierre-Henry, Ginette, et les équipes de rugby.
En attendant, pour aider Enn' : si quelqu'un retrouve un porte-clé marqué à mon nom, portant deux clés, perdu il y a deux jours au lycée, entre la photocopieuse et le deuxième étage ...qu'il prévienne le plombier.
samedi 5 septembre 2009
mots clés
Encore trois fétichistes de la mise en plis et trois éjaculateurs électriques recherchés sur ce blog ... Les autres passant recherchent des cheveux sur la langue, des fuites de stylo Mont-Blanc (nous avons tous le même souci de fuite ! moi c'est aussi le robinet de ma salle de bains, bricoleur déterminé recherché), l'Annonciation, des phrases sur la photo et des photos de phrases ...
(voyelles, Rimbaud, festival des jardins)
Il se peut que dans le déferlement quotidien des photos, les mille formes d'intérêt qu'elles semblent susciter, le noème "Ca a été" soit, non pas refoulé (un noème ne peut l'être), mais vécu avec indifférence, comme un trait qui va de soi.
Roland Barthes, la chambre claire, page 121
L'un dessine, l'autre pas
Eclat du soleil dessine des personnages de mangas et beaucoup d'autres choses.
Ses frères, à plus de mille kilomètres de distance, quelques jours d'intervalle, et sans s'être consultés, ont réalisé ces deux croquis.




