Je prends le train pour aller travailler. Je marche 7 minutes, présente ma carte pastel à la borne qui couine puis j'attends debout dehors ou assise dans la cage de la gare appelée station en admirant la Lune. Il m'arrive au lieu du trottoir d'emprunter le petit chemin qui longe le ruisseau et donne à mes départs matinaux un ton bucolique.

Chaque jour je circule d'un lycée à l'autre,  de la rue Guillaume à la rue Gabriel, en passant par l'allée des Soupirs ou la rue Monplaisir, à pied ou à vélÔtoulouse.

Ma panoplie s'est enrichie d'un  vêtement de pluie, d'un gilet jaune fluo, d'en-cas divers comme les après-ski et les gants de moto. Mon cartable à l'origine une besace, remplacée par un solide sac à dos, devient ma maison avec un compartiment pour les cours et autres agenda, classeur, calculatrice ou ordinateur, un  pour les chaussures de rechange et autres items permettant de parer à toute éventualité et le dernier comme substitut de sac à main. Un "enseigne-en-ville" en quelque sorte.