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Les caprices d'Ennairam
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21 août 2008

"L'école abandonnée"

Non, je n'ai pas lu ce livre paru aujourd'hui, mais je ne peux que souscrire aux propos de Jack Lang entendus ce matin sur France Inter à propos de l'école, (que ceux-là, et encore la partie que j'ai entendue en buvant mon café). J'en achèterais presque le bouquin.
Il  a énoncé une évidence, qui semble échapper à notre ministre actuel : les heures de soutien pour les élèves en difficultés sont certes utiles, mais sont un palliatif, alors que l'enseignement serait globalement plus efficace si ... les effectifs étaient plus restreints. Par exemple : je ne dispense aucun enseignement correct à une classe de 35 élèves, dont  15 sont en échec scolaire, j'essaie juste de sauver les meubles comme je peux.
Une amie principal (je me refuse à mettre le e) m'annonçait hier que dans son collège l'effectif d'élèves était constant, mais qu'une classe avait été supprimée, élevant la moyenne des classes à 28 élèves. Ce n'est pas 35, mais 24, pour une classe de sixième, me parait être un maximum si l'on veut suivre convenablement les enfants (oui, je vous le dis d'expérience, 4 déjà, cela change tout).
Ou comment casser l'école pour démontrer son incompétence.
(Si je ne râlais pas, je ne serais pas prof !)

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Commentaires
F
Darkos est le ministre du hors-temps scolaire comme il se dit dans les cours de récré ...
D
Je ne suis évidemment pas un spécialiste, mais j'aurais tendance à penser que le problème est moins le nombre d'élèves par classe que la proportions d'enfant "en échec scolaire", comme vous dites. Je me souviens, durant ma scolarité lointaine, avoir connu des classes de plus de trente élèves où l'on travaillait très bien.
C
L'ennui c'est que si de bonnes conditions de travail pour les profs et les élèves étaient réunies et que l'école progresse vraiment ils ne pourraient plus taper sur les profs et les désigner "à la vindicte populaire" comme on dit.
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