gloutonnerie, luxure, avarice paresse etc.
Ce matin je suis allée au marché ; il n'y avait pas un chat par moins deux dehors, juste les marchands qui se gelaient devant leurs étals. Le client était bien reçu pour peu qu'il compatisse sur la difficulté de couper le fromage durci par le froid.
J'ai acheté des patates douces. J'ai posé la question à la vendeuse qui n'a pas su me répondre : pourquoi les patates douces viennent-elles d'Israël ? En cultive-t-on en France ?
Ensuite j'ai disserté, tout en allant chercher cent cinquante euros au distributeur de la Salvatrice Géniale, qui me pique un euro si je vais retirer ailleurs, de ce qui se passerait si l'on cessait d'utiliser sa carte bleue (ah, déjà, je ne verrais pas l'intégralité de mon salaire s'envoler le cinq du mois car j'abuse de ma carte à débit différé) et si l'on retirait la totalité du dit salaire (moins les prélèvements obligatoires et la partie épargnée) en liquide.
Je suis allée me réchauffer dans mon annexe. Il y avait du feu dans la cheminée, du café chaud dans un thermos sur la table, et, malgré l'heure tardive, il restait encore de délicieuses brioches. Là j'ai trouvé des infos sur le dernier film de Pierre Carles qui a certainemant lu Paul Lafargue "Volem rien foutre al païs" .
Le brouillard est resté de marbre toute la journée ; finalement rien de mieux à faire que boire quelques tasses de Lapsang Souchong sous la couette.