Perche du Nil
Sur l'étal des super marchés elle est appétissante, luisante, charnue, d'un rose nacré. Au restaurant on la retrouve souvent sous forme de "filet de perche en papillotte" etc.
Je n'en achète pas car j'en pêchais, des perches quand j'étais enfant, la perche "européenne" bleutée, nageoire dorsale épineuse, chair très fine, (enfin tout ça c'est dans mon souvenir, et les vrais pêcheurs me contrediront), et la perche japonaise ou "calicoba", coloré, large, plat, et vorace : il avalait l'hameçon, et il fallait l'ouvrir avec un canif pour retirer celui-ci (là je vais m'attirer les foudres de la LPA).
Je les pêchais en eau calme; dans le courant je trouvais le "rebezzan" (vairon), l'ablette, le goujon. Aujourd'hui, vit-il autre chose que des poissons chats dans la Gélise ?
Dans la gazette d'Utopia, je lis le commentaire suivant, à propos du film reportage : "Le cauchemar de Darwin" de Hubert Sauper
(extrait)

"Vers les années 60, le lac Victoria regorgeait de poissons. II y grouillait mille et une espèces qui s'entre-dévoraient gaiement pour la lus grande prospérité des pêcheurs. Puis un jour, l'usine est arrivée, a ensemencé le lac d'embryons de perche. La perche, prédateur redoutable, a bouffé tous les autres poissons, fait le vide, à l'exception des crocodiles. Mais la perche ne mangeant pas les algues, ces dernières ont proliféré, provoquant une eutrophisation qui menace la survie des perches elles-mêmes. L'usine a prospéré, la cote boursière des multinationales exploitantes a opéré un incessant mouvement asccendant... jusqu'à ce que la surproduction commence à provoquer chute des cours ! Le monstre étant condamné à terme à s'étouffer lui-même dans sa goinfrerie illimitée.
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Tandis que les actionnaires se remplissent les poches, la population locale dépérit malgré l'aide de l'ONU, écrasée de pauvreté, menacée par la pollution, les crocodiles, le sida.... Saignée à blanc par les vampires cravatés d'un occident libéral."