de chevet
Sublime ai-je envie de dire à chauqe phrase du "Siècle des nuages" de Philippe Forest, et de les relire ...
page 101 :
Et dès lors, il n'y a pas lieu de s'étonner de ce que toute vie ait l'air d'un roman puisque raconter sa vie, ou bien celle d'un autre, revient très exactement à lui donner cette allure de roman qui la fait seule exister. Et que, sauf à se résoudre au silence, sauf à tracer dans le vide le signe d'une parole, il n'existe aucun moyen de se soustraire à une telle loi. Car même le livre qui prétendrait mimer l'étoilement du temps, figurer la pure dispersion de ce qui fut au sein de la durée indifférenciée, ne parviendrait pas à empêcher que se compose au bout du compte une constellation d'événements où le regard reconnaitrait telle ou telle ressemblance avec l'une ou l'autre des formes du monde, ordonnant malgré tout la dilapidation déréglée des instants afin d'en faire la somme et d'en fixer le sens.
de quinze en quinze
Tiens ! Une blogochaine ! il y avait longtemps que je n'en avais croisé, j'ai trouvé celle-ci sur le blog de la bouseuse, j'ajoute mon maillon, tant bien que mal. Il s'agit de trouver en quinze minutes et sans réfléchir, quinze auteurs qui nous ont marqué ... (voilà que je me pose des questions orthographicométaphysicogrammaticales : il faudrait un s à marqués, or ce nous-là est un peu un je ...alors ?)
Pour être brève, je cite seulement, au lieu de m'étendre sur l'écrivain que j'aime, une image d'un livre qui me vient à l'esprit (et qui pourrait aussi bien être un faux souvenir), un test de Rorschach des bibliothèques.
(Ce miroir qui chut sur mon front m'aurait-il déjantée ?)
Je m'offre le luxe de taguer quinze blogueurs, les premiers qui me viennent à l'esprit, (d'ailleurs ils ont peut-être déjà enchaîné leurs auteurs, qui sait, comme j'ai un peu déserté )... Philoo, Myrtille, Zvezdo, Virgile, Tambour Major, Brol, Mademoiselle Moi, Samantdi, Ardalia, Tar Valanion, Betty, Lewis, Lo Grehl, et le quinzième au choix !
Selma Lagerlof : une maison à Noël, une famille d'écureuils, "le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède".
Marcel Proust : la haie d'aubépine, "du côté de chez Swann".
Jean Giono : une veillée funèbre, "les âmes fortes".
Elsa Morante : un père et son fils, des réflexions amères sur les mères "l'ile d'Arturo".
Colum Mac Can : Treefrog dessinant minutieusement un plan dans l'obscutrité d'un souterrain, "Les saisons de la nuit".
Eugenio de Andrade : un corps endormi, la mer, "Matière solaire", recueil de poèmes.
Orahn Pamuk : les rives du Bosphore, la nuit, "Istanbul".
Tarjei Vesaas : deux enfants égarés, "les oiseaux".
Goran Tonstrom : la mère mourant d'un accident de bicyclette, "l'oratorio de Noël".
Virginia Woolf : la mère tricotant, "La promenade au phare".
Taslima Nasreen : un homme dans sa salle de bains, "Femmes" recueil de poèmes
Anton Tchekov : Lioubov parlant de Paris, "la cerisaie"
Marguerite Duras : un bateau "le marin de Gibraltar".
Jorge Amado : un hôtel parisien du quartier latin, "la bataille du petit Trianon".
Isabel Allende : une femme qui ne s'habille que de blanc, "la maison aux esprits".
nuages
Entendu à l'Eprouvette des extraits du "siècle des nuages" de Philippe Forrest. Touchée.
Je le revois, lui, mon père, vieillissant, et ce qu'il disait parfois
du naufrage d'avoir vécu. Il ne se plaignait pas. Il n'avait rien à
regretter de sa vie, je crois. C'était autre chose. Au fond, il n'en
revenait pas. Que tout soit allé si vite et se trouve désormais
accompli. Qu'il y ait eu toute cette accumulation d'instants avant
d'attendre la fin. Autour de lui, il cherchait quelqu'un qu'il puisse
prendre à témoin de son étonnement. Et il n'y avait personne, bien sûr.
Pas plus moi qu'un autre. Personne puisque l'expérience est chaque fois
si singulière qu'on échoue soi-même à la comprendre et qu'il est du
coup impossible de la communiquer, de la transmettre à quiconque. Au
mieux, on laisse aux suivants un signe pour plus tard afin qu'ils s'en
souviennent le jour où, après vous, leur vient la même surprise et
qu'ils découvrent que, sur eux, le temps à son tour a passé et que, pas
davantage que vous, ils ne trouvent désormais quelqu'un avec qui
partager l'évidence de leur étonnement. Personne puisque ceux qui ont
su sont morts et que les autres, pour eux, l'heure de savoir n'est pas
encore arrivée.
C'est le seul mot que je lui ai jamais entendu : la vieillesse, un
naufrage. Non pas, avec l'âge, le corps qui s'use, l'envie d'exister
qui s'étiole, la fatigue retrouvée au lever du lit, l'attente morne du
soir et du sommeil, l'incessante lassitude devant le monde,
l'énervement face à la stupide et insistante immobilité des choses
vaines de la vie. Pas même le sentiment d'avoir laissé se perdre sa
chance, d'avoir raté sa vie, de n'avoir pas été à la hauteur de ce que
l'on s'était autrefois imaginé de soi. Simplement : la certitude
tardive que tout s'achève toujours dans la plus complète indécision, et
que l'on termine égaré, comme dans un paysage de brume et de neige où
le hasard d'un obstacle insignifiant vous fait chuter soudain n'importe
où, à l'endroit indifférent qu'une panoplie de décombres viendra
marquer un moment pour la curiosité des passants.
Le siècle des nuages, Philippe Forrest, Gallimard
D'autres couleurs
Lire et relire Orhan Pamuk, Istanbul étant l'un des plus beaux guides de la ville à déguster avant et après ...
J’ai vécu l’Istanbul de mon
enfance comme un lieu en deux teintes, à moitié obscur, couleur de
plomb, dans le style des photographies en noir et blanc ; c’est aussi
ainsi qu’il m’en souvient. Bien que j’aie grandi dans la semi-obscurité
d’une maison-musée à l’ambiance pesante, je lui dois sans doute une
part de ma passion pour les espaces intérieurs. L’extérieur, les rues,
les avenues, les quartiers éloignés m’ont toujours fait l’impression
d’être des lieux dangereux, comme sortis de films de gangsters en noir
et blanc.
J’ai toujours préféré l’hiver à l’été d’Istanbul. J’aime
contempler les crépuscules précoces, les arbres dénudés qui tremblent
dans le poyraz, et, au cours des jours de transition de l’automne à
l’hiver, les gens qui rentrent chez eux à pas empressés, par les rues à
demi-obscures, vêtus de leur manteau noir et de leur veste. Et les murs
des anciens immeubles et des konak en bois effondrés, qui prennent une
teinte propre à Istanbul, fruit de l’absence d’entretien et de
peinture, éveillent en moi une agréable tristesse et le plaisir de la
contemplation.
.../...
Dans ma tête, les artères de
Beyoglu, et ses recoins ténébreux clignotaient comme des néons,
m'incitant à fuir tout en me culpabilisant. Comme je pouvais le sentir
dans des moments de colère et de sensibilité exacerbée, toutes ces rues
plongées dans une semi-obscurité, à la fois attirantes, sales et
sordides que j'aimais tant, avaient depuis longtemps pris la place de
ce deuxième monde dans lequel je pouvais m'échapper. Je savais que ce
soir-là il n'éclaterait pas de dispute entre ma mère et moi, que peu
après je passerais la porte, et fuirais vers ces rues qui
m'apporteraient consolation et réconfort ; puis, après avoir longuement
marché, je rentrerais au milieu de la nuit et m'assiérais à ma table
pour restituer quelque chose de l'atmosphère et de l'alchimie de ces
rues."Je ne serai pas peintre, dis-je, moi, je serai écrivain".
Orhan Pamuk
Istanbul
et un dimanche ordinaire
Hier, cherchant en vain un stylo violet : à Colomiers il n'y a que du rouge, j'ai poussé jusqu'à ma librairie favorite pour acheter "Le roi se meurt". Je n'avais évidemment pas lu la newsletter, et, dommage, arrivée un peu tard, je n'ai pu assister qu'à la dernière partie de la causerie de Florence Aubenas venue dédicacer son dernier livre. J'ai acheté le livre aussitôt, renoncé à la dédicace à cause de la foule.
Recette
Mais silence ! et écoutez le récit de ma merveilleuse naissance, l’origine de l’Écarlate ! Un peintre expert dans les pigments, écrabouilla menu-menu, dans un mortier, sous son pilon, des cochenilles importées des contrées lointaines et torrides de l’Hindûstân. Pour cinq mesures de vermillon, il prépara la saponaire –une mesure- et une demie, juste une demie ! d’aventurine. Il fit bouillir la saponaire dans trois grandes mesures d’eau, puis y délaya son aventurine. Il fit réduire sur le feu le temps de boire un bon café, et pendant qu’il savourait, moi aussi, j’étais impatient, comme un bébé qui va voir le jour ! Le café lui ayant bien éclairci l’esprit –ses yeux de génie jetaient des étincelles !- il versa dans la casserole la fine poudre de vermillon en touillant régulièrement avec une baguette spéciale. J’allais devenir l’authentique rouge-carmin, mais il manquait encore la bonne consistance, et le mélange ne devait ni trop bouillir ni pas assez. Avec le bout de la baguette, il s’en mit une goutte à l’ongle du pouce –celui-là exclusivement. Quelle extase d’être le Rouge ! Sur son ongle badigeonné je ne fis pas une égoutture : la consistance était parfaite. Il restait le précipité : il ôta du fourneau la casserole et fit passer le contenu à l’étamine, pour me filtrer, me purifier. Puis il me remit à bouillir à petits crachotis, deux fois, avant de me glacer à la poudre d’alun.
Quelques jours passèrent, et je reposais, toujours, au fond de la casserole, sans être plus mêlé à rien. Or j’étais impatient qu’on m’étale sur chaque objet, à chaque endroit de chaque page. Cette trop longue oisiveté me faisait mal au cœur. Dans ce profond silence, je me suis demandé ce que c’est qu’être Rouge.
Mon nom est Rouge, (1998) Orhan Pamuk, Gilles Authier
Gallimard 2001 (prix meilleur livre étranger 2002)
Un autre extrait, d'Istanbul, ici.
couleurs
Ces épiphanies, ces curieux moments où la vérité affleure et semble soudain s'illuminer, Virginia Woolf les qualifiait de "moments d'être".
.../...
Au fil du temps j'en suis venu à considérer le travail littéraire moins comme une narration du monde que comme une "perception du monde avec les mots". Dès qu'un auteur se met à utiliser les mots comme les couleurs dans un tableau, il commence à voir combien le monde est surprenant et merveilleux, et à désosser le langage pour trouver sa propre voix.Il a besoin pour cela d'un papier, d'un stylo, et de l'optimisme de l'enfant qui découvre le monde.
Orhan Pamuk "D'autres couleurs" traduit du Turc par Valérie Gay-Aksoy
le rhume de baron*
*l'éjaculateur électrique enfin retrouvé
En déplaçant les livres poussiéreux récupérés récemment dans une maison que j'ai quittée il y a sept ans, je lis rêveusement les titres : toute la série "Fortune de France" de Robert Merle, L'amant de la Chine du Nord (qui vous savez), Psychologie et pédagogie (Piaget), Une société sans école (Illitch), Lumières du Moyen-Âge (non, pas Laurence, Régine), Histoire des mathématiques (Marcel Boll, que sais-je), et soudain, devant la couverture d'un ouvrage lu il y a plus de vingt ans, jaillit la lumière, la réponse à une question posée voici longtemps : "Qui urinait sur des prises électriques pour guérir une blennorragie chaude-pisse ? " J'ai planté là les courses à faire, le ménage et le rangement pour chercher le passage idoine
"Les années de chien" de Günter Grass.
Éditions du Seuil, collection Folio, traduction Jean Amsler, page 477 :
En 38, le 20 avril. .../...Et maintenant nous sommes à l'Ouest, le cul sur une chaise, avec la chaude-pisse.
Alors Matern, frottant l'Est contre l'Ouest grince des dents.
.../...
La pénicilline est hors de prix, même la belladone est extrêmement rare. Alors Matern, la braguette ouverte, se dirige vers le mur blanchi à la chaux qui limite à l'Est la chambre paysanne. Cette cérémonie a lieu sans coucou ni fanfare. Mais c'est vers l'Est qu'il braque son chose melliflu."Le Reich est plus grand que nos frontières !" Neuf millions de cartes de réfugiés s'empilent à l'Ouest de Matern : "Il faut tenir le château fort et la porte de l'Est !". Un cavalier s'en va de par les Allemagnes et ne trouvera pas de porte à l'Ouest, seulement une prise de courant. Et le contact se produit entre le chose et la chose. Matern-disons-le sans détour- pisse dans la prise de courant et, par l'intermédiaire du jet d'eau continu reçoit un choc violent, électrique, alternatif, renversant et salutaire ; autant changer d'eau un poisson-torpille, car dès qu'il se remet sur pieds, blême et tremblant sous ses cheveux horrifiés, tout le miel s'écoule. Le lait vengeur se caille. les perles d'amour s'enfilent dans les raies du plancher. L'or en barre fond. Jeannot-la-Goutte respire, soulagé. La courante se sauve. Les larmes de veuves se tarissent. L'électro-choc guérit le rhume de baron.
S'il y a un médecin dans la salle, j'aimerais tout de même qu'il donne son avis sur la méthode. Le chapitre "sécurité électrique" du livre de physique de baccalauréat professionnel interdit formellement cette pratique ! Deux de mes élèves avec qui je la commentais ont dit l'avoir tentée avec douleur, sur des clôtures électriques (l'un d'eux a affirmé que c'était parce qu'il avait trop bu).
Blogeuse en wacances
Je ne résiste pas au plaisir de vous copier, des touches blanches de mon clavier, cet extrait de "l'éléphant est irréfutable" d'Alexandre Vialatte. La chronique a pour titre "Chronique du marin écœuré", je ne la transcris pas inextenso...
Que feront les hommes quand ils ne feront rien ?
.../...
La différence est faible, et la distinction difficile entre le travail et le loisir, encore qu'on se rende compte assez vite que le travail est le moins fatigant. Quand le guide et le villégiateur viennent d'arriver au sommet du mont Blanc en passant par une paroi lisse qu'on ne peut escalader qu'avec les griffes et le bec, au moyen d'une échelle pliante, le guide a les joues roses, le souffle régulier et réclame une choucroute garnie, le villégiateur n'est plus qu'une patte-mouille gémissante, une gélatine irresponsable, une éponge de malédiction. Il n'a plus d'ongles, il n'a plus de dents. Il réclame un lit sur le champ, ou à défaut une chaise pliante. C'est pourtant le guide qui travaille et le villégiateur qui s'amuse ; c'est le villégiateur qu'on envie. On voit par là que loisir et travail ne se différencient que dans l'esprit. Le loisir est un état d'âme.
.../...
Le loisir c'est le travail du voisin, le loisir c'est de changer d'outil, c'est le livre pour le jardinier, c'est la bêche pour le bureaucrate. On voit par là que la tâche restant la même, il suffit que les équipes changent de travail entre elles pour que l'humanité soit dans l'ère des loisirs. L'éden n'est qu'une question d'horaire. Le paradis s'obtient par roulement. Si bien que nous y sommes peut-être, comme le veut monsieur Gaston Berger. Il suffit en effet que nous considérions qu'ayant changé deux fois avec le même voisin, nous nous retrouvons devant la même tâche ; qu'au lieu de la faire, nous la refaisons ; qu'en face d'elle nous disions "Encore !..." (comme il nous arrive si souvent) ; c'est le loisir, c'est le travail joyeusement consenti !
.../...
Le loisir est une chose étrange. "Que feront les hommes quand ils ne feront rien ? " demande monsieur Gaston Berger. Ils feront la même chose qu'avant. Le métier repose du métier. Je connais un violon de l'opéra qui va écouter des concerts dès qu'il a un après-midi, et un lieutenant de la marine marchande qui est dégouté de sa profession ; il veut entrer dans l'industrie, il veut gagner beaucoup d'argent. "Qu'en ferez-vous ?" lui ai-je demandé. "Je passerai ma vie à naviguer", m'a dit le marin dégouté de la marine. C'est bien ce que je disais dès le début. Quand l'homme n'aura plus rien à faire, il fera enfin son métier. L'homme est un marin écœuré qui veut entrer dans la marine.
Alexandre Vialatte (vers 1961)
le poil hérissé
J'entends proférer tellement d'âneries en écoutant la radio nationale, que je ne saurais trop vous recommander, si parfois, comme moi, vous vous sentez handicapé du raisonnement, de lire ou relire le petit cours d'autodéfense intellectuelle.
Y sont répertoriés les principaux paralogismes (raisonnements invalides) ou sophismes (les mêmes, commis intentionnellement). Les autres chapitres sont intéressants aussi.
J'aime bien les listes, je dresse donc celle des principaux paralogismes :
- inconsistance (énoncé à interprétations multiples)
- dénoter/connoter (aspect émotionnel de la connotation)
- affirmation du conséquent
- négation de l'antécédent
- faux dilemme (choix forcé avec une seule option acceptable)
- généralisation hâtive (l'échantillon est-il représentatif ?)
- hareng fumé (traiter d'un autre sujet sans en avoir l'air)
- argumentum ad hominem (détourner l'attention, de la thèse vers les caractéristiques de la personne qui l'a émise)*
- appel à l'autorité (celle de l'expert en quelque chose utilisée dans un autre domaine !)
- pétition de principe (supposer dans les prémisses ce que l'on veut obtenir en conclusion)
- post hoc ergo procter hoc (prendre la corrélation pour une cause)
- ad populum (appel à la foule : si tout le monde le croit, c'est vrai)
- paralogisme de composition et de division (manière erronée de raisonner sur les parties et le tout)
- appel à l'ignorance (puisqu'on ne peut pas montrer que c'est faux, c'est vrai !)
- pente glissante (effet domino, entrainant des catastrophes)
- écran de fumée (jargon)
- homme de paille (version affaiblie d'un raisonnement)
- appel à la pitié (invocation illégitime de circonstances)
- appel à la peur (...)
- fausse analogie
- suppression de données pertinentes (ne retenir que les exemples qui confirment ses hypothèses préférées)
Je pense avoir déjà écrit ce billet, mais ce n'est pas grave. Quant au livre, je reconnais qu'il dépare un eu dans une bibliothèque, avec les mêmes habits que la collection "pour les NULS".
*l'argumentum ad hominem avait été grossièrement, utilisé par N.S. contre S.R., pendant le débat : au lieu de répondreà ses questions, il avait souligné qu'elle se mettait en colère et qu'elle perdait son sang froid, ce qui n'était guère admissible pour un futur chef d'état.





