Boite alerte
C'est une oeuvre de Mimi Parent réalisée pour l'exposition Eros organisée par André Breton et Marcel Duchamp en 1959.
Une boite de réception pas décevante ?
Tate Modern, Londres
comment visiter une église romane
Hâvre de paix
Nature morte aux fruits, fromage et pain,
Sébastien Stoskopff,
XVIIième
musée Malraux, Le Havre
partie sans fin

The Evergreen
Partie d'échecs entre Néanderthal (les noirs) et Cro-Magnon (les blancs)
Arno Fabre
Exposition "Oeuvres de science, instruments d'art" muséum, Toulouse
Le jardin mange-tête
Festival de Chaumont-sur-Loire
S.A.I.C.
Avec toujours un train de retard, je vous invite à voir le premier salon d'art contemporain du Carla-Bayle qui se termine lundi.
J'y ai aimé Philippe Aïni et ses "éponges à rêves" (vous verrez pourquoi si vous avez l'occasion de le rencontrer), Nurcan Giz, peintre turque, dont je ne sais que dire, sinon que j'ai aimé, les sculptures en carton ondulé de Pierre Riba, les sacs plastique de Denis Rivière, la rouille des bateaux de Stephane Joannes, les transgressions du fil de Sonia Aniceto, et bien d'autres nourritures pour les yeux et l'âme.
Pour ce qui concerne le corps, on est accueilli de façon charmante au restaurant du salon, qui sert à toute heure un menu unique à 15€.
C'est un beau village de l'Ariège, prétexte à une promenade bucolique, pas de souci de parking ni de file d'attente, et c'est toujours mieux que d'aller au supermarché le dimanche !
romane
Elle et Lui
N'est-il pas croquignolet ce petit Adam, avec sa menotte (à gauche) ?
Eve très glamour arbore une jolie mise en plis.
Il s'agit du cloître de Saint-Génis-des-fontaines, dans les Pyrénées-Orientales.
Du roman tardif : XIIIième siècle.
Le cloître avait été démonté et remonté au château des Ménudes dans les Yvelines. Une association a travaillé avec acharnement pour sa reconstruction en lieu et place. Quelques chapiteaux partis à Philadelphie n'en sont jamais revenus, ceux vendus au Louvre ont été restitués.
L'antiquaire qui avait effectué les transactions avait aussi fait fabriquer des copies des sculptures, vendant ainsi deux cloîtres. Sont-ce vraiment les originaux qui sont revenus ?
Adam a-t-il perdu son visage lors de ces déplacements ? Ou par quelque vandalisme de sans-culotte ?
Ici, c'est Eve qui l'a perdu mais Adam est un peu amoché aussi.

Saint-Maffre de Bruniquel, dépendant de l'abbaye de Moissac
Avez-vous remarqué les arbres ? Dans le Roussillon c'est très nettement un figuier, qui fournit les feuilles cache-sexe à l'occasion, dans le Quercy il ressemble à un palmier, de quoi se fabriquer un pagne.
Claudel'land
"On ne devrait jamais quitter Montauban !" disait Lino Ventura dans les Tontons Flingueurs. Sage maxime, que je me répète chaque année au moment des mutations, lorsque l'envie me titille d'aller voir ailleurs si l'herbe y est plus verte.
Montauban donc, j'y étais hier avec Kam. Une exposition très anglaise de Colin Painter au musée Ingres, où je photographie régulièrement la boîte d'aquarelles d'Emile Antoine Bourdelle et les tubes de peinture séchée de Jean Auguste Dominique Ingres.
Ayant contemplé le buste du petit Charles Lhermitte par Camille Claudel, l'idée nous vient de faire un tour à Lavardens où se tient une exposition exceptionnelle de ses œuvres.
Pendant l'heure de trajet, je ne manque pas de déplorer le massacre du Gers, où de nouvelles routes tranchent et cisaillent les collines verdoyantes. Désenclavé, peut-être, mais à quel prix.
Surprise, ce village gersois se prend pour un musée parisien, et il y a une bonne heure d'attente avant d'accéder à l'intérieur du château fort. Je tente d'adopter les préceptes de tous les lamas tibétains du Lot et de la Dordogne et de faire preuve de patience, stoïque, pendant que Kam croque quelque passante.
Préceptes ou pas, mon misanthropomètre commence à monter à l'écoute de conversations désagréables et oiseuses, parmi lesquelles une longue série d'exclamations outrées à propos de vieilles resquilleuses qui ont réussi à remonter toute la file en quelques minutes (les petites futées).
Encore vingt minutes d'attente à l'intérieur et nous voilà dans l'exposition.
Trop de monde pour bien voir. Une lumière dramatisante éclaire les bronzes en forçant les contrastes. J'aime la lumière du jour et la douceur avec laquelle elle modèle ce genre de sculpture au long des heures. Ici, les ouvertures sont occultées et le parti-pris d'éclairage est plus proche des Galeries Lafayette que du Louvre. Il est vrai que je ne juge qu'avec mes yeux, le commissaire de l'exposition a surement des arguments.
Il est interdit de photographier, vous n'aurez pas d'image. Arrivée enfin au bout des salles trop confinées, je tombe dans la "librairie" où l'on trouve le catalogue de l'exposition, aussi chaleureux que celui de la CAMIF. Face à la porte, j'avise sur le linteau de pierre cette étrange inscription tracée au charbon : "mariées sans le savoir, Maria, Janine". La salle suivante est une buvette, laide, où l'on peut aussi acheter les produits locaux : foie gras et autres bouteilles d'Armagnac.
Je songe à Camille Claudel dont un portrait peuple les bords de route pour venir, et tous les murs du chateau. L'exposition montre deux photos : l'une de la jeune fille, et l'autre de la vieille femme internée en hôpital psychiatrique. Toutes les deux nous font face, avec le même regard. Intense et détaché.
L'exposition dure jusqu'à la fin du mois, si vous n'avez pas peur de la foule, des lampes au tungstène et des fantômes, allez-y, certaines œuvres ne sont visibles qu'à cette occasion. Et puis le Gers, c'est très beau.
Mardi je retourne à Montauban.








