J'ai vu quatre films en cinq jours : ma fréquentation des salles obscures a donc fait un bond exponentiel puisque je les avais délaissées un certain temps.


Je ne suis pas contente. Deux films sur un cancer du cerveau, je savais à quoi m'attendre : du Docteur Françoise Gailland mis au goût du jour, sucré (vous avez remarqué que dans les supermarchés et partout on vous vante de façon très incongrue la douceur des produits, recensez en faisant vos courses, vous serez surpris, nous vivons une époque  hyperglycémique et j'ai de l'insuline dans mon frigo).

Donc, subir des couloirs d'hopitaux à perte de vue, je m'y attendais, j'aime les hopitaux, cela ne me dérange pas, mais les autoroutes pour y aller, les pare-brise avec essuie-glace et pluie savemment dosés, les regards qui en disent long en doublant un camion, les longueurs qui n'en finissent pas de ne nourrir ni l'intrigue ni l'atmosphère, non, je n'en veux plus ! des kilomètres de pellicules à garer des voitures, prendre de l'essence, utiliser les toilettes de l'autoroute ! Vais-je au  cinéma pour coller à un quotidien sans intérêt ? La prochaine fois je chronomètre le temps passé dans les embouteillages dans un film.

Autant dans "La guerre est déclarée" que dans "Toutes nos envies" on craint que le spectateur ne comprenne pas  alors on lui explique par une voix off dans le premier et par des ficelles blanches dans le deuxième : le  parfum offert à la femme qui va remplacer la mourante auprès du mari cela pourrait être touchant mais c'est tellement lourd qu'on a un peu honte lorsqu'elle fait ce geste qui aurait pu être joli de lui en vaporiser entre les seins parce que son mari aime ça - et là arrive un dessin d'enfant montrant la future famille, sans elle.

Ces deux films sont pleins à craquer de bons sentiments. C'est quoi la phrase déjà ? ...sur les bons sentiments ?

Cela n'a rien à voir mais comme j'ai eu deux heures un peu difficiles aujourd'hui, "La journée de la jupe" c'est assez jubilatoire et comment dit-on ...cathartique ? C'est approprié ?

A bientôt...