Tu l'auras noté lecteur attentif (si tu existes encore), je fréquente aussi peu ce blog que celui de mes petits camarades ... Pour faire dans la confidence, je pourrais dire que c'est à peu près pour des raisons similaires que je l'ai ouvert le premier janvier 2005.

Je ne suis pas encore prête à le déserter tout à fait.

Au blogueur adorable (et mon premier commentateur) que l'on a pris un jour pour mon époux dans un restaurant japonico-parisien, et dont j'ai reçu aujourd'hui une carte milanaise, je dirai que mon déménagement fut un cataclysme, qu'il me reste encore dans un garage-sas une foule de choses dont je ne sais que faire mais dont je ne souhaite pas encore me séparer, que j'apprécie de dormir dans une vraie chambre sobre calme et silencieuse, que j'adore posséder un escalier sur lequel, marche à marche, j'ai disposé tous les livres qui ne tiennent pas sur les étagères, ponctués de pierres et de fossiles -cela fait un magnifique effet domino si l'on dévie un peu ses pas-, que j'aime beaucoup mon jardinet mais n'ai pas encore manié le moindre outil pour l'entretenir.

A Colomiers terre d'envol existe une boucherie dont je vous ai parlé il ya longtemps : l'affiche dehors indiquait, et cela a duré plusieurs années, "ici seul le boucher est fou". Aujourd'hui, il affichait, en grandes lettres, comme on vante le prix de la bavette et la qualité du rumsteack "Nico, tu as oublié le ministère du bon sens", il y a quinze jours "retraites : on mourra tous au travail".
Il m'amuse ce boucher qui profite de ses panneaux sandwich pour afficher ses opinions. Pourtant je n'y suis allée qu'une fois, c'était le jour de mon anniversaire, il m'a embrassée, je n'ai jamais osé y revenir, allez savoir.