vendredi 31 juillet 2009
dimanche 19 juillet 2009
Douze jours
mercredi 15 juillet 2009
Toulouse à vélo
C'est quasiment la première fois depuis trente ans que je circule à vélo dans Toulouse.
Rejoindrai-je d'un tour de roue la cohorte des cyclistes furieux ?
Les pistes cyclables toulousaines sont des terrains minés : jonchées de tessons de bouteille, elles se terminent parfois brutalement, sans que le néophyte sache où se diriger, et sont souvent encombrées d'automobiles arrêtées, dont les conducteurs n'ont pas eu envie de chercher une autre place.
Elles ont le mérite d'exister, j'ai trouvé l'essai très agréable.(Je précise que j'utilisais déjà les pistes cyclables columérines qui ont la même propriété de s'évanouir au moment où l'on ne s'y attend pas ! ).

Mon fidèle destrier sur le bateau du passeur entre Le Château d'Oléron et Bourcefranc
Le même sur le pont transbordeur entre Rochefort et Echillais

chapiteau de l'église romane d'Echillais
samedi 11 juillet 2009
carnet rose
J'ai séché le Toulouse-Carnet ce soir, et que lis-je ? La prairie des filtres n'est pas accessible aux pique-niqueurs du soir jusqu'à fin août !
Est-ce parce que Toulouse est surnommée ville rose, ou parce que son maire est socialiste que le site officiel arbore ces couleurs kitsch et môches ? (Comme les vœux de nouvel an, et les guirlandes de Noël, Toulouse-Barbie )
Ce blog sera encore moins actif dans les jours à venir ...
lundi 6 juillet 2009
Encore
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Résumons-nous : le bonheur ne cause que des ennuis. Le mieux est de ne pas s'en occuper. S'il vient tant mieux pour nous, s'il part, tant pis pour lui. La pire erreur est de le chercher ou de vouloir le rattraper. Il va il vient à son idée ; le bonheur est un papillon, l'ombre de notre main l'effarouche.
S'il existait, on l'aurait su. Depuis qu'on le cherche, on l'aurait trouvé. Ce n'est pas autre chose qu'une idée fixe.
Alexandre Vialatte (L'éléphant est irréfutable)
vendredi 3 juillet 2009
Célébrité
Cette nuit j'écrivais le billet sur Caroline, et ce matin, éveillée de bonne heure, j'ouvre "L'éléphant est irréfutable" de Vialatte, que l'on m'a prêté hier, recueil de chroniques dans "La Montagne". Je tombe sur ce texte, dont je vous copie un extrait :
Il y a quelque chose de choquant à voir les conditions de la célébrité. On ne saurait être célèbre à moins de sauver son pays ou de découvrir de quelle façon tournent les étoiles ; ou alors il faut tuer une famille britannique qui vient camper dans les asperges .../...C'est ainsi que l'opinion s'est formée petit à petit que la célébrité devait aller au banal et se mettre équitablement à la portée de toutes les bourses. Au lieu d'aller au grand monsieur ou à l'immense dégoûtant, au grand cerveau ou au grand estomac, elle doit aller au monsieur moyen, au dyspeptique, au moyen dégoûtant. Ou même au même pas dégoûtant. Au Monsieur et à la Dame qui font ce que fait tout le monde. Si bien que chacun se sent glorifié à travers eux. Manger des nouilles, se raser sans blaireau deviennent ainsi des gestes historiques, des plaisirs vaniteux qui n'en coutent pas plus cher.Sarah Bernhardt faisait des jaloux. Sarah Bernhardt était décourageante. Comment imiter ses exploits ? Il y avait le physique, le don, le travail, que sais-je ? la crise de nerf et l'adultère mondain ; du diamant ; d'illustres malheurs. Au lieu que l'actrice, l'acteur, l'artiste que pourrait être n'importe qui, flatte l'homme au plus profond de lui-même.
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Si bien que les gens intelligents ont compris que la célébrité devait aller, pour rapporter, au sujet qui sait réunir le plus de moyens de n'être pas célèbre, et que les cerveaux de premier choix ont vu tout de suite que le fin du fin était de la faire aller tout de suite à ce qui ne mérite que la fessée.
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Le progrès facilite toute chose. La civilisation fait rage.
Alexandre Vialatte est mort en 1971.
Caro ? T'as une capote ?***
"Caroline cherche un truc"
J'aime bien la publicité en général, elle me raconte des histoires. Cette campagne nationale de la sécurité routière m'amuse. On y voit tout un chacun, vous, moi, eux, dans son quotidien le plus banal, accomplissant les actes les plus insignifiants. Caroline, Rémi, Jean-Pierre, Amel, Sylvain, Elodie, Patrice, Stéphane, Eric, sont des rescapés de la route : ils n'ont pas été tués dans un accident cette année, grâce à notre attitude responsable. Cette fois ils ne sont pas traités de VIP, comme dans une campagne que j'évoquais il y a quelques temps, et on ne leur propose pas, comme l'a fait il y a plusieurs mois un célèbre marchand de boeuf haché surgelé dans des petits pains mous et sucrés, de venir comme ils sont. ("Venez comme vous êtes" disaient les affiches, montrant le même personnage dans des accoutrements très divers, qui, sous prétexte de le rendre original, l'effaçaient).
Ils sont là, ils ne savent pas qu'ils sont rescapés, et si vous ne savez pas que vous avez évité de les tuer, on vous le dit. En psychologie comportementale, cela s'appelle du "renforcement positif". C'est donc grâce à vous qu'Amel continue à faire des bulles. Et en "philosophie du bonheur ambiant" c'est "s"émerveiller chaque jour du simple fait d'être en vie". C'est beau, on en a un petit pincement au cœur, vous savez, par là...Ne rêvons pas, cela ne va pas forcément aider à régler le problème des retraites. Là-dessus j'ai ma petite idée...
Et tout est au mieux dans le meilleur des mondes.
***Si comme moi vous avez passé de nombreuses soirées à écouter ma radio favorite, vous aurez entendu, à une époque le générique d'émission en forme de montage où l'on entendait cette question, chaque soir (ou le dimanche ? je ne me souviens plus ...)


