dimanche 26 avril 2009
catégories
Il y a une catégorie dont je suis certaine de faire partie, c'est "Ménagère-de-plus-de-cinquante-ans", encore que le ménage ne soit guère ma tasse de Lapsang Souchong. Aujourd'hui, en lisant le Journal Du Dimanche du dimanche matin (maintenant le JDD parait aussi le samedi, je ne l'achète jamais le samedi), je parcours la chronique mensuelle de Philippe Sollers, et j'y apprends que j'appartiens à la catégorie des "Mères-de-famille-de-province", "-enseignante-de-gauche" de surcroît. (Je n'ai rien écrit à propos de Baudelaire, ce n'est pas moi qui suis citée).
"Une communauté s'abrutit infiniment plus par un usage régulier de la répression que par une criminalité occasionnelle" Oscar Wilde
samedi 25 avril 2009
Elle et Lui
N'est-il pas croquignolet ce petit Adam, avec sa menotte (à gauche) ?
Eve très glamour arbore une jolie mise en plis.
Il s'agit du cloître de Saint-Génis-des-fontaines, dans les Pyrénées-Orientales.
Du roman tardif : XIIIième siècle.
Le cloître avait été démonté et remonté au château des Ménudes dans les Yvelines. Une association a travaillé avec acharnement pour sa reconstruction en lieu et place. Quelques chapiteaux partis à Philadelphie n'en sont jamais revenus, ceux vendus au Louvre ont été restitués.
L'antiquaire qui avait effectué les transactions avait aussi fait fabriquer des copies des sculptures, vendant ainsi deux cloîtres. Sont-ce vraiment les originaux qui sont revenus ?
Adam a-t-il perdu son visage lors de ces déplacements ? Ou par quelque vandalisme de sans-culotte ?
Ici, c'est Eve qui l'a perdu mais Adam est un peu amoché aussi.

Saint-Maffre de Bruniquel, dépendant de l'abbaye de Moissac
Avez-vous remarqué les arbres ? Dans le Roussillon c'est très nettement un figuier, qui fournit les feuilles cache-sexe à l'occasion, dans le Quercy il ressemble à un palmier, de quoi se fabriquer un pagne.
mercredi 22 avril 2009
l'avenir nous attend toujours quelque part
il y a de la publicité sur Canalblog ... Donc après ma courte phrase sur l'avenir, j'ai eu droit à "ton avenir t'attend" (je me demande bien où !) et "Lucile, voyance sérieuse par téléphone". Je dirais même clairvoyance téléphonique, cela me rappelle tout de suite cette chanson de HFT que je crois avoir déjà citée ici : "et je regarde les postières par le trou de l'écouteur" (la vierge au Dodge 31, ici la version Mickey3D, que je préfère finalement à la franc-comtoise) à l'époque bénie des demoiselles du téléphone et du 22 à Asnières.
vendredi 17 avril 2009
de natura rerum
La requête récurrente qui amène sur ce blog est "femmes naturistes aléatoires" ...Je suis perplexe.
mauvais poil
En me levant ce matin, je jette œil au miroir, je ne me reconnais pas. Je l'avais bien vue, la coiffeuse, malaxant sa mixture d'un air morne puis la tartinant dans ma tignasse entre deux bâillements, pourtant j'avais confiance, Pamela avait noté les doses. "Eh Corinne ? Tu m'en refais ? un tube de 4 et une pointe de 3 ? Oui, 15 cm de 3, j'en ai pas assez ! " Je prends peur ...Quinze centimètres de trois ? Brune, cheveux noirs, on dirait la voisine de ma mère, il me manque seulement le balai à la main, le tablier rose, et Robert.
Passée cette première déconvenue, je file chez le marchand de pneus pour faire chausser de neuf ma datcha. Bigre ! 60 000 km ! Une performance de pneus roumains que n'atteindront jamais les nouveaux (ceux d'origine sont introuvables en France, et le format des roues n'est pas standard), quel que soit leur prix, me dit l'homme, m'affirmant que la politique actuelle est au consommable et que même la célèbre firme de Clermont-Ferrand table davantage sur l'usure rapide que sur la qualité. Je ne roulerai pas plus de 30 000 km avec mes nouveaux caoutchoucs.
Je m'égare un peu en rentrant chez moi, et passe ches le marchand de journaux. Bonjour ! s'écrie la buraliste, me laissant à peine le temps d'entrer rêveusement dans la boutique. Je musarde d'un titre à l'autre, pioche un quotidien et me dirige vers la caisse où je suis gratifiée d'un nouveau "Bonjour !" tonitruant de la dame, repris par le buraliste à ses côtés, qui ne tonitrue pas moins. Suis-je réveillée ? Il me semble avoir déjà répondu à leur salut tout à l'heure. On me lance mes trois euros soixante de monnaie dans la main, d'un air revêche.
Pas totalement abattue, j'entre chez le marchand de pain (une chaîne, genre bel épi ou jolie baguette) quérir deux chocolatines pour mes enfants endormis. On a toujours l'impression de déranger quand on y va, mais la monnaie d'à côté me vaut l'ébauche d'une amorce de sourire.
De retour chez moi, je trouve encore des raisons d'être de mauvais poil, et, tout en préparant le repas, je me laisse aller à écouter ma radio favorite, les "journalistes" entrecoupent leurs phrases de "euh" navrants - beaucoup de gens ont aussi cette fâcheuse habitude de rajouter des e à la fin de tous les mots qui n'en ont pas "bonjour-euh"-, on y parle de l'addiction geekesque, je coupe, reprends plus tard avec le Fou du Roi et Olivia Ruiz, c'est le bouquet. J'hésite à sombrer entre paranoïa et misanthropie, il est temps que j'aille dîner avec Brol !
jeudi 16 avril 2009
Le monde appartient

C'est un lever de soleil à Cerbère.
Lieux communs (je n'avais pas d'idée de titre)
Canalblog a changé la page d'accueil, on dirait le livre de recettes pour la cocotte-minute seb dans les années soixante. Le bandeau des onglets qui était orangé a viré au vert sale, ça coupe net mon inspiration.
Virginia Woolf emploie-t-elle un vocabulaire trop littéraire pour moi ? Je suis obligée d'utiliser le Robert et Collins comme oreiller pour terminer "The waves". Chers profs d'Anglais qui m'écoutez, serai-je ridicule si, incidemment, à la langue de Shakespeare (enfin, plutôt de John Irving) que j'utilise habituellement, je mêle quelques-uns des mots que j'ai soigneusement notés dans mon répertoire au cours de ma lecture ?
Sarah Kane a-t-ellle été influencée par V.W. et ce texte, pour écrire "Manque" ?
Clint Eastwood m'agace, j'ai encore aimé son film, je vais en rêver toute la nuit.
Les mérous vont bien, j'en ai croisé sept récemment.
mercredi 15 avril 2009
passé présent
L'avenir ne dure pas bien longtemps.
mardi 14 avril 2009
head and trousers
"How much, let me note, depends upon trousers, the intelligent head is entirely handicapped by shabby trousers"
Bernard, in "The Waves" Virginia Woolf

