Les caprices d'Ennairam

Dans la boucle de l'hirondelle un orage s'informe un jardin se construit (René Char)

jeudi 15 novembre 2007

Bêtisier : notes inachevées

Toutes mes notes ont été exportées d'U-blog vers canal, même les brouillons. je commence un ménage et un reclassement en catégories (qui changeront au moins cinquante fois). Je trouve ainsi des ébauches de billets jamais publiés cet été. Je n'ai ni le coeur de les jeter (hormis quelques phrases sur la mort censurées pour ne pas choquer vos âmes sensibles) ni l'envie de les finir, et de même que parfois on livre ses brouillons et ses croquis, je les poste comme ça, pour faire "style genre",  vous êtes libres de ne pas lire ! J'ai même laissé quelques fautes de frappe pour le plaisir.

Le noeud du problème, ce sont mes cheveux : j'erre d'un salon de coiffure à l'autre sans jamais trouver chaussure à mon pied.
Je souhaite avoir les cheveux courts ? La coupe est rarement flatteuse. Je souhaite les laisser pousser ? Ces mèches rebelles et réfractaires à toute discipline s'enfuient en tous sens m'attirant les remarques rieuses de quelques élèves "madame, s'il vous plait, on ne peut pas voir le tableau avec vos cheveux !" ou bien "votre coiffeur est mort ?" Je demande à l'homme ou la femme de l'art d'ajouter un peu d'ordre  dans tout ça, en précisant que j'aimerais laisser pousser et garder un peu de boucle, je ressors au mieux en Angela Davis, au pire en clown avec des machins sur les côtés qui se mettent à remonter si je n'y prends garde. (help)

Silence assourdissant dans la blogosphère. 

L'écrabouilleur de canettes ci-dessous a été photoraphié dans un refuge de montagne.

Le randonneur montagnard ne se déplace jamais sans son sac à dos. Tout au plus l'allège-t-il lorsqu'il demeure plusieurs nuits dans un même refuge.

Le randonneur montagnard a minutieusement calculé la masse du contenu du sac et prévu entre autres : deux paires de chaussettes, deux slips : il est toujours possible de faire la lessive dans un torrent de passage, une frontale. Ah la frontale sans laquelle aller aux toilettes en pleine nuit (cela ne m'arrive jamais je n'ai pas de souci de prostate merci) devient un parcours du combattant. La frontale sans laquelle s'habiller avant le lever du jour est impossible. Le randonneur montagnard en effet se lève et se couche avant le jour. 

Le VRM (vrai randonneur montagnard) ne se déplace jamais sans son altimètre, q
(une note de plus)

Imaginez : vous vous installez chez le coiffeur, la shampooineuse vous masse avec douceur et fermeté le cuir chevelu. Vous vous laissez aller, les yeux mis-clos voletant du dos du coiffeur d'en face au jeu de miroir, bercé par les murmures des conversations et le ronron des sèche-cheveux, vous humez l'odeur d'ammoniaque de la couleur d'à côté, mais aussi
(douceurs)

Je suis  étonnée de voir combien le thème de la mort  et de la déchéance est difficile à aborder dans les conversations.

Je fréquente la mort en pensée depuis la lecture de "la case de l'Oncle Tom" à neuf ans. Sans cesse mon nom me la rappelle et l'évoque pour d'autres ("madame, les maths c'est la mort !" m'a dit un élève un jour) ; lorsqu'à 20 ans je travaillais dans un centre pour enfants handicapés, le chef du personnel ajoutait à mon nom   un "r" pour lui donner  une consonnance bretonne moins morbide.

Ma tante Jeanne (qui n'a pas de tante Jeanne ? je vous parlerai  d'elle un jour plus longuement) avait dû transformer le m en n pour exercer son métier d'assistante sociale.

Pourtant ce n'est que vers vingt-cinq ans que j'ai dû voir un mort pour la première fois.

Pour un anniversaire j'ai envoyé à ma mère une carte postale représentant un cimetière basque, très beau, elle en a beaucoup ri. Sa sérénité devant l'idée de la mort m'a toujours aidée à avancer dans la vie.
(mourir)

Posté par Ennairam à 22:15 - pot pourri - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1