Je suis un peu comme ces chercheurs soviétiques des années soixante-dix qui, lorsqu'ils venaient au CNES à Toulouse, demandaient à visiter Carrefour-Portet,  le plus grand supermarché d'Europe. Pour eux (comme pour moi) le  spectacle de ces monceaux de victuailles et de marchandises coquettement rangés dans les rayons, sous un éclairage généreux, etait fascinant.

A l'époque, les supermarchés  moins frappés par les études de "marketting" disposaient encore d'une grande allées centrale, et les rayons de part et d'autre de cette allée étaient presque disposés dans une logique de confort du client et non d'achat maximum et irréfléchi. A l'ouverture, l'endroit encore vide d'humains avait un aspect fantastique et légèrement inquiétant.

Je déserte ces lieux, ne m'y rendant que pour acheter des cartouches pour mon imprimante, ou autres produits spécifiques, que je ne peux trouver ni au marché, ni à la supérette en bas de chez moi.

Donc, comme pour les chercheurs russes, chaque vistite à C...ou à L...est un événement. Je pousse de petits cris de surprise devant les nouvelles éponges S... enrichies aux micro billes et toutes sortes de produits nouveaux, et je reste perplexe devant les dix mètres linéaires de yaourts. Comment peut-on ainsi nous vendre cent fois la même chose, mais de façon différente ? Et quelle dure vie que celle de la femme et de l'homme moderne obligés de choisir dans tout ça. Illustration : le nombre de gens pendus à leur portable pour demander de l'aide à la personne restée au foyer.

Mais samedi, j'ai aussi piqué un fou rire devant ce  garçon vraiment sexy dans son pyjama ! Et le rayon s'intitulait : "plaire au masculin" ! (Oui, mais pas au féminin alors ?)

On pourrait peut-être initier une nouvelle blogochaine : "Montre -moi ton pyjama et je te dirai qui tu es"...